Michaël Gras

Photographe

A propos – mon engagement

Photographe engagé

Photographe engagé. Les deux termes vont de paire. Au moins pour moi. Nous sommes submergés d’informations et d’images qui relatent à quel point le monde va mal. Mais, pour résoudre un problème, il ne suffit pas de le diagnostiquer, encore faut-il proposer des solutions. C’est pourquoi j’essaie, autant que cela est pertinent, de mettre l’accent sur le positif. Voici mon cheminement de pensée :

“Le monde va mal”.

C’est bercé par cette rengaine que je me suis formé en tant qu’adulte. C’est nourri de flashs infos et de documentaires aux analyses alarmistes et macroscopiques que j’ai choisi ma filière d’études. Après 7 années d’études, j’en suis sorti avec deux titres de master et une formation aux métiers des relations internationales en poche. Et c’est avec l’idée de contribuer à changer tout ça que je suis parti à l’autre bout du monde pour aider mon prochain.

“Une grosse claque”.

Les trois années d’expatriation et de travail pour la diplomatie française au Cambodge ainsi que les multiples voyages que j’ai fait dans toute l’Asie du Sud-Est ont été une grosse claque pour moi. Toutes mes jolies certitudes de jeune premier fraîchement diplômé ont été secouées et mises à l’épreuve du réel. J’ai alors pris conscience d’une contradiction forte dans notre manière de vivre.

“C’est pas le monde, c’est nous”.

Ce que les gens que j’ai rencontrés au Cambodge, au Laos, en Birmanie, au Vietnam et ailleurs m’ont enseigné, c’est que ça n’est pas le monde qui va mal. C’est nous.
Nous allons mal. Littéralement : nous cheminons dans la mauvaise direction. Tous, en tant qu’espèce, en tant qu’humanité. J’avais choisi ma filière d’étude pour contribuer à changer les choses depuis l’intérieur du système. Et quand je suis arrivé à l’autre bout du monde, je me suis rendu compte en les voyant faire que les acteurs du changement, ce sont les individus. Le système, lui, fonce droit dans le mur. En dépit de ses instances de gouvernance et d’un vernis de démocratie par endroits, nous courrons à la catastrophe.

“Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent jamais responsable”.

Il fonce dans le mur donc, ce système, et il le claironne haut et fort en nous abreuvant d’informations alarmistes. Cependant, il ne nous propose pas d’agir, car il a besoin de nous maintenir dans un état de crainte pour nous rendre passifs et nous pousser à consommer – pour sa propre survie. Cette information de la peur m’avait effectivement toujours maintenu dans une relative indolence, pénétré que j’étais de cette certitude que j’étais trop petit et trop insignifiant pour changer quoi que ce soit. Si je suis seul à agir, ça ne change rien. Si même je n’avais jamais vu le jour, la face du monde n’en aurait pas été changée. Car la responsabilité de tous, c’est aussi la responsabilité de personne. Plus aucun engagement de peur que ça ne soit en vain.

“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait”.

Mais les gens de ces pays d’Asie, très inégalement servis – ou desservis – par leurs États, m’ont montré que les acteurs du changement les plus efficaces, c’étaient encore les citoyens ; celles et ceux qui n’attendent pas après les élections, les lobbys, les référendums, les manifestations et autres événements exogènes pour se défausser de leur responsabilité individuelle. Ces gens, je les ai vu agir. Et ça marchait. Certes, il n’y avait pas de quoi compenser la sortie des Etats Unis des accords de Paris ou arrêter la fonte des glaces. Mais ils faisaient leur part, ce qu’ils pouvaient et ce qu’ils savaient faire, et cela faisait du bien autour d’eux.

“Faire sa part : mon engagement photographique”

Et c’est là que ça m’a frappé : c’était maintenant à mon tour d’agir. Non seulement la photo était ma plus grande passion, j’avais également compris que l’information de la peur sapait notre courage et notre capacité à agir. J’ai donc décidé de mettre ma photographie au service du positif, du concret, de l’utile et du beau. Je fais la mise au point sur le local, le simple, l’immédiat. J’ai une approche humaniste de la photographie et souhaite mettre en lumière les initiatives sociales, solidaires et environnementales qui font du bien autour d’elles. Je suis devenu un photographe engagé afin de faire ma part dans le changement que j’aimerais voir survenir.

Par conséquent, je me spécialise dans la photographie sur mesure pour les acteurs de l’économie solidaire et sociale. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire de contact du site, ou l’adresse e-mail contact@michaelgras.com. Enfin, vous pouvez me joindre sur les réseaux sociaux suivants Facebook et Instagram.

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Expositions :

2017

  • Villes du Sud-Est Asiatique, Lycée français René Descartes de Phnom Penh

 

Expositions collectives :

2017

  • Regards Urbains, exposition collective sous la supervision d’André Mérian, Institut français du Cambodge
  • Carte Blanche, exposition collective, Institut français du Cambodge
  • Si l’on dansait, exposition collective, Institut français du Cambodge